Web 2.0 – La boîte à billets

Une initiation personnelle au vaste monde des blogues dans le cadre du cours Le Web social


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National Geographic 2.0

Presse-Citron annonçait la semaine dernière le lancement du compte Tumblr de National Geographic qui s’est donné le mandat de partager des images pour souligner ses 125 années d’existence. Fouillant dans ses archives, l’institution offre au public des clichés qui ont rarement été appréciés, voire jamais.

Quelle belle initiative que celle-ci. Encore dans ses débuts, il est promis que le blogue, nommé Found, s’enrichira au fil des semaines. Je vous invite à faire comme moi en allant le consulter de façon régulière ou bien en intégrant le fil RSS de Found à votre agrégateur personnel. Nous serons témoins ensemble de l’évolution du site et découvrirons des splendeurs ignorées de la planète dont nous faisons tous partie.

Allier des photographies historiques et l’outil moderne qu’est le blogue est un moyen efficace de mettre en valeur notre héritage du passé en rejoignant un public de tout âge et de toute nationalité. National Geographic suit ainsi la voie tracée par plusieurs autres organisations au fil des années, comme The British Museum (cliquez ici pour consulter son blogue) et les Bibliothèques de l’Institution Smithsonian (cliquez ici pour consulter leur blogue).

Si le contenu de Found n’étanche pas votre soif de curiosité, rendez-vous sur la section du site Web de National Geographic consacrée aux 125 dernières années. Vous y ferez assurément d’autres belles découvertes.

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Les Fab Labs et leurs outils numériques

Les Fab Labs gagnent en popularité au Québec et Fab Labs Québec est là pour assister leur expansion à travers la province. Mouvement collectif pour l’accès à des outils de fabrication numérique, à des formations, à des animations et à de l’assistance technologique, les Fab Labs s’inscrivent dans une culture populaire participative similaire à celle du Web 2.0. Un article de Martin Lessard présente bien le phénomène. Je vous en recommande la lecture.

Plusieurs Fab Labs sont munis d’imprimantes 3D, entres autres pour faciliter la construction de prototypes. La technologie dans le domaine est impressionnante. À ce propos, j’ouvre une parenthèse sur une prothèse auriculaire conçue par des chercheurs de l’Université Cornell et créée par une imprimante 3D. Les potentialités sont très prometteuses et définitivement à suivre pour les intéressés du domaine médical.

Surveillez également les Expresso Book Machines, ces outils permettant l’impression d’un livre à couverture souple en quelques minutes seulement. Outre les Fab Labs, certaines librairies en ont fait l’acquisition, comme McNally Robinson Booksellers.

Vous serez étonnés par les possibilités qu’amènent les Fab Labs. Qui sait, vous serez peut-être les prochains à en démarrer un. Sinon, restez attentifs à la mise sur pied d’un Fab Lab près de chez vous!


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La théorie cognitive de l’expertise

La théorie cognitive de l’expertise (section 7,3 des notes du cours Le Web social) met en relief le rôle que joue l’expérience dans la « naissance » des experts. On considère que dix ans ou dix milles heures consacrés à l’apprentissage d’une spécialité sont nécessaires pour former un expert. Afin de concrétiser cette règle, prenons, par exemple, le tennis, un des sports de raquette les plus populaires.

Ce qui distinguera un futur expert est le temps consacré à la maîtrise du sport. Il commencera d’abord par un apprentissage théorique avant de mettre en pratique ses acquis sur le terrain. Il tâchera de maîtriser les techniques et s’auto-évaluera au fur et à mesure afin de corriger ce qui doit l’être. Il passera éventuellement aux interactions avec les autres joueurs, qu’ils soient des adversaires ou des coéquipiers. Il pourra analyser leurs techniques, comprendre leurs mouvements et leurs pensées pour mieux les anticiper. Tout au long de ce processus, qui n’est d’ailleurs pas nécessairement linéaire, le joueur s’entraîne plusieurs heures par semaine, est accompagné d’un entraîneur qui encourage sa rigueur et qui lui fournit conseils et commentaires. Le tennis devient son occupation principale et il prend part à des compétitions officielles. Assurément, le joueur se qualifiera comme expert après des années de labeur.

Un joueur amateur peut commencer l’apprentissage du sport de raquette par curiosité ou bien par désir de bouger. Ici, il n’est guère différent d’un futur expert. Il s’agit plutôt de l’intensité de la suite qui fait la différence. Souvent, il apprendra le sport par lui-même dans ses temps libres avec des amis. Il jouera de façon régulière, mais moins que plusieurs heures par semaine. S’il participe à des compétitions, celles-ci seront amicales ou informelles.  Au fil des années, l’amateur s’améliorera et pourra, ou non, éprouver le désir d’approfondir certaines techniques ou de jouer avec des collègues plus expérimentés. Peut-il devenir expert? S’il le souhaite, absolument, car l’amateur et l’expert s’inscrivent dans une continuité. Cependant, au départ, sa pratique du sport était effectuée pour lui-même, pour ses compétences et habiletés personnelles, en guise de loisir.


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L’éthique des hackers, un paradoxe?

Avant d’entreprendre la lecture du module 7 des notes du cours Le Web social, un hacker était à mes yeux un malfaisant cherchant à s’immiscer dans les comptes et systèmes informatiques. Je comprends que ma vision était celle de la majorité pour qui le terme hacker est péjoratif. Dans un cas pareil, il faudrait plutôt utiliser le terme cracker. Ainsi, qui sont donc les hackers?

Il est possible d’en avoir une meilleure idée grâce à leur éthique, un code qu’ils partagent depuis près de 30 ans. En bref, cette culture des hackers fait la promotion de l’accès illimité à la technologie et à l’information, des habiletés de chacun, de la décentralisation et d’un monde meilleur. Semblant d’abord obéir à la règle du « chacun pour soi », l’éthique des hackers inclut par extension une notion de partage d’information au sein de cette communauté. Dans cette optique, nous ne sommes absolument pas en présence d’un paradoxe.

L’expression qui me vient en tête lorsque je songe à ce code d’éthique est « sans limites ». Il s’agit de se voir offrir tous les moyens et les connaissances nécessaires pour alimenter un travail intellectuel qui mène à la compréhension et à la manipulation d’outils, de machines, de phénomènes, etc. Tel n’est pas la réalité de la culture dominante où les aspirations de tous et chacun sont souvent freinées par les différentes situations économiques connues à l’échelle internationale. Il faut également penser à la culture compétitive de beaucoup de milieux et les lois qui régissent l’accès à l’information.

La culture dominante devrait-elle donc s’inspirer de celle des hackers? En fait, c’est déjà le cas, par exemple, avec la vague déferlante de l’open access. Si de tels changements mènent à des solutions viables, pourquoi pas?


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Le rôle des administrateurs dans le vol d’identité

Je lisais la semaine dernière un billet de Joanne Marcotte sur son blogue à propos d’une fâcheuse histoire qui s’est produite récemment, à l’automne dernier. Un malicieux a usurpé son identité et s’en est servi pour écrire des commentaires sur certains blogues de cyberpresse.ca. À plusieurs reprises, elle a fait la demande aux administrateurs du site Web d’actualités pour le retrait du compte fautif, et ce, sans succès, ce qui explique l’écriture de son billet.

Évidemment, les utilisateurs doivent soigner leur identité virtuelle et en prendre le contrôle, mais étant donné l’ampleur du Web, il devient difficile d’assurer une présence constante et régulière à tous les endroits. C’est la raison pour laquelle des mécanismes alternatifs doivent être mis en place, comme l’assistance des fournisseurs.

Je suis d’accord avec la blogueuse, les administrateurs auraient dû neutraliser le compte rapidement, surtout en considérant le fait que l’usurpation d’identité et les identités multiples sont proscrites par le site. Le vol d’identité se produit définitivement trop fréquemment et un fournisseur devrait se montrer proactif et rigoureux afin de contribuer à la diminution du nombre de cas.


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Suivre un événement d’actualité grâce à Twitter

Il s’agit d’un phénomène fascinant et les exemples sont nombreux. Twitter est devenu un outil par excellence pour suivre la vague causée par un événement particulier à travers le monde en temps réel. L’inspiration de ce texte vient du blogue de Vincent Abry qui a publié un billet portant sur les Oscars 2013 sur Twitter. Par exemple, selon les différentes performances de la soirée, il était possible d’observer la variation du nombre de tweets (gazouillis) par minute (TPM).

Au début de 2013, des chercheurs ont annoncé la création d’un système de veille de l’épidémie de grippe selon les tweets publiés relatifs aux symptômes de l’infection, ajoutant à la liste de ceux qui bénéficient de Twitter les membres des organisations de prévention sanitaire.

L’évolution des catastrophes naturelles est également bien représentée sur le site de micro-blogage. Je pense, entre autres, au tremblement de terre ayant secoué la région de Longueuil à l’automne 2012 et au tremblement de terre, suivi d’un tsunami, ayant frappé le Japon en 2011.

Pourquoi Twitter? La réponse paraît évidente : bref, simple, facile, clair, rapide, efficace. Les utilisateurs détaillent leur journée sur le site ou s’y connectent pour partager une nouvelle d’importance, faisant de Twitter un véritable instrument sociologique, d’autant plus qu’il fournit une quantité astronomique d’informations en temps réel, devançant bien souvent les rapports officiels de divers corps dirigeants qui doivent passer par leurs rouages internes et leurs responsables des communications.


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Les « altmetrics »

Récemment, je vous promettais un billet sur les « altmetrics », cette science qui fait partie de la webométrie, qui, elle-même, fait partie des sciences de l’information. L’idée ici est de mesurer l’impact social en ligne, particulièrement en ce qui concerne les articles scientifiques. PLOS ONE a d’ailleurs intégré à son site Web de nouveaux outils associés à la discipline. Formée de la contraction de l’expression « alternative metrics », l’appellation réfère aux méthodes bibliométriques traditionnelles utilisées pour les mesures de citations.

La recherche est de plus en plus intégrée au Web 2.0 et elle fait l’objet de discussions et de partages à travers Twitter, Mendeley, Zotero, des blogues, des commentaires, etc. La capacité de diffusion de l’information à partir du Web est légendaire et les « altmetrics » visent effectivement à rapidement obtenir une mesure de l’effet qu’a provoqué un article suivant sa publication.

Cependant, l’émergence des « altmetrics » cause sans contredit quelques remous et la facilité avec laquelle le Web est manipulable en laisse plusieurs dans le doute. Il faut dire qu’on vise une cible mouvante, alors il est difficile de déterminer normes et standards pour des mesures uniformisées, reproductibles et représentatives.

On doit garder en tête que les « altmetrics » se veulent une mesure complémentaire des mesures de citations normalement employées et que même ces dernières présentent des faiblesses. Il ne s’agit absolument pas de mesures parfaites, bien qu’elles soient très intéressantes.

Si la curiosité vous travaille, vous pouvez toujours aller voir l’application d’Elsevier, Altmetric.