Web 2.0 – La boîte à billets

Une initiation personnelle au vaste monde des blogues dans le cadre du cours Le Web social


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Les « altmetrics »

Récemment, je vous promettais un billet sur les « altmetrics », cette science qui fait partie de la webométrie, qui, elle-même, fait partie des sciences de l’information. L’idée ici est de mesurer l’impact social en ligne, particulièrement en ce qui concerne les articles scientifiques. PLOS ONE a d’ailleurs intégré à son site Web de nouveaux outils associés à la discipline. Formée de la contraction de l’expression « alternative metrics », l’appellation réfère aux méthodes bibliométriques traditionnelles utilisées pour les mesures de citations.

La recherche est de plus en plus intégrée au Web 2.0 et elle fait l’objet de discussions et de partages à travers Twitter, Mendeley, Zotero, des blogues, des commentaires, etc. La capacité de diffusion de l’information à partir du Web est légendaire et les « altmetrics » visent effectivement à rapidement obtenir une mesure de l’effet qu’a provoqué un article suivant sa publication.

Cependant, l’émergence des « altmetrics » cause sans contredit quelques remous et la facilité avec laquelle le Web est manipulable en laisse plusieurs dans le doute. Il faut dire qu’on vise une cible mouvante, alors il est difficile de déterminer normes et standards pour des mesures uniformisées, reproductibles et représentatives.

On doit garder en tête que les « altmetrics » se veulent une mesure complémentaire des mesures de citations normalement employées et que même ces dernières présentent des faiblesses. Il ne s’agit absolument pas de mesures parfaites, bien qu’elles soient très intéressantes.

Si la curiosité vous travaille, vous pouvez toujours aller voir l’application d’Elsevier, Altmetric.

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Avez-vous déjà été victimes de piratage informatique?

En janvier dernier, une amie m’appelle en m’informant qu’elle a reçu la veille un courriel douteux provenant de mon adresse électronique. Nous pensons à la même chose : mon compte a probablement été piraté. Je tente donc de m’y connecter, et effectivement, le fournisseur m’informe qu’une autre personne semble l’utiliser. Rapidement, je réussis à rétablir le tout et je peux constater les dommages. Des pourriels ont été envoyés à plusieurs de mes contacts avant que le fournisseur détecte la situation et empêche leur envoi. Il s’agit d’un geste indésirable, bien que bénin dans ce cas-ci, mais tout de même embarrassant.

Avez-vous déjà vécu une telle situation? Après en avoir discuté avec collègues et amis, je comprends que plusieurs ont déjà été victimes de piratage. Cela dit, on ne peut empêcher ce sentiment de malaise lié avec la notion que quelqu’un est venu violer son espace personnel, sans oublier sa réputation qui en est entachée. J’avais donc une réticence à me créer un compte OpenID dans le cadre du cours Web social, seulement deux semaines après mon expérience. Je me disais que c’était de faire un cadeau aux personnes malveillantes en leur donnant une possibilité d’accès à plusieurs comptes.

Cependant, la lecture des notes de cours du Module 6 et des lectures associées m’a apaisée, en ce sens que j’ai constaté les différentes options pour augmenter la sécurité de mon compte et le rôle que j’ai à y jouer comme utilisatrice.


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L’équilibre entre le réel et le virtuel

Le panorama des médias sociaux vu au Module 5 du cours démontre la panoplie d’outils des médias sociaux qui sont à la portée de plusieurs. Nous pouvons ainsi avoir accès à une vue d’ensemble très intéressante du paysage Web 2.0, mais également quasiment épeurante. Les services en ligne se multiplient sans cesse et peuvent en venir à étourdir les utilisateurs qui vivent déjà dans un monde à forte saveur numérique. Ainsi, où pouvons-nous placer la ligne entre la vie « réelle » et la vie virtuelle?

Facebook est un excellent exemple.  Combien de temps passez-vous par semaine sur la plateforme? Lisez-vous attentivement tout votre fil de nouvelles? Consultez-vous les photos nouvellement mises en ligne par vos amis? Cherchez-vous de nouveaux amis Facebook? Commentez-vous sur les murs des autres? Apposez-vous la mention « J’aime » un peu partout? Sans vous en rendre compte, vous avez passé un après-midi entier sur Facebook à fureter dans les profils de vos amis. Oui, c’est agréable. Mais vous auriez pu sortir dehors, rencontrer des amis dans la « vie réelle », bref, vous divertir autrement que devant un écran d’ordinateur.

Il s’agit d’une de mes grandes craintes par rapport aux réseaux sociaux, même si, comme je mentionnais plus tôt en février, j’apprécie la vocation et l’utilité de Facebook. Oui, Facebook est un incroyable outil de réseautage, mais il ne faudrait pas tomber dans le piège d’en faire son principal outil de communication. La tentation est grande, car la plateforme recrée en quelque sorte la « vie réelle » et apporte une facilité, mais pourrions-nous devenir, comme dirait Michel Tremblay, « une gang de tu-seuls ensemble » ?

Je crois que l’équilibre est de mise. J’encourage l’utilisation de Facebook pour une vie sociale sur le Web, mais absolument pas au détriment d’une vie sociale traditionnelle qui inclut des interactions de personne à personne en chair et en os.


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On est sur Facebook comme on est dans la vie

J’ai trouvé intéressants le billet de Sophie Fortin et le commentaire y étant associé d’André Arsenault. De nature solitaire, Sophie mentionne l’importance qu’elle accorde à bien choisir ses amis et sa réserve par rapport à Facebook qui est une plateforme avec laquelle elle commence à se familiariser.

André mentionne de son côté qu’au contraire, il aime bien Facebook, car il s’agit d’un outil qui lui permet de demeurer en contact avec sa famille et ses amis. Cependant, n’entre pas qui veut sur sa liste d’amis, car il a établi des règles à suivre dans le choix de ses amis.

J’ai apprécié les propos nuancés de mes deux collègues et je me suis retrouvée dans l’image de Facebook qu’ils ont dépeinte. J’ai fait mon entrée dans le monde de Facebook il y a environ un an, et ce, par obligation pour des cours d’été. Je ne voyais pas l’intérêt de partager les détails de ma vie personnelle sur Internet et je me disais que si je voulais prendre des nouvelles de quelqu’un, je le ferais moi-même par téléphone. De plus, je jugeais que je passais déjà assez de temps à l’ordinateur avec les études et le travail. Bref, j’étais plus que sceptique et mon inscription ne me plaisait pas particulièrement.

Toutefois, je ne peux ignorer le fait que la puissance de Facebook m’a impressionnée et qu’après un an, j’apprécie d’aller y faire un tour quand j’ai le goût, c’est-à-dire une fois par semaine ou deux semaines. Je consulte le fil de nouvelles et en un clin d’œil, je me mets à jour sur les activités de mes amis. J’applique aussi les mêmes règles qu’André concernant le choix des amis, sauf peut-être pour les collègues de travail qui sont devenus des amis. Je ne publie que très rarement des informations sur mon mur et j’ai peu d’amis Facebook, mais ceux qui sont sur ma liste sont là parce que je le veux, parce que je m’intéresse à eux et parce que je désire garder le contact.

En fin de compte, on est sur Facebook comme on est dans la vie et c’est parfait de cette façon. Chacun a la possibilité de paramétrer son compte comme il l’entend selon ses valeurs et sa personnalité.

En terminant, je vous fais part d’une belle découverte de Sophie qui fait référence au billet d’Isabel, une blogueuse, qui a créé un palmarès des dix types d’amis Facebook ennuyants. Je vous invite à aller savourer ce billet quelque peu farfelu, mais très représentatif.


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Wikipédia partout, pour tous

Je lisais dernièrement à propos d’une nouvelle initiative lancée par la Bibliothèque de Toulouse qui a commencé à prêter des clés USB Framakey Wikipédia à ses usagers. Ne connaissant pas le projet, j’ai été surprise d’apprendre le déploiement de clés, débuté en 2012, contenant une collection exhaustive de logiciels libres en plus de l’intégralité, consultable sans connexion Internet, de Wikipédia.

Un des objectifs de la Framakey est l’accès à l’information dans les régions éloignées et quelques autres initiatives ayant les mêmes visées sont dénombrables. Il s’agit d’une cause louable et le choix de Wikipédia, de par sa popularité, est amplement justifiable. Cependant, de par la fiabilité de son contenu, l’est-il autant?

La version en ligne est sujette aux failles comme celle qui s’est produite le mois dernier concernant la page de Christine Boutin. De plus, mis à part ces accidents, Wikipédia est tributaire du savoir et de la rigueur d’auteurs non experts. Peuvent-ils involontairement y introduire des erreurs, se basent-ils sur des sources, et si oui, les ont-ils bien vérifiées et s’agit-il de sources de bonne qualité?

Ce qui peut être considéré comme une faiblesse de Wikipédia est en fait une de ses grandes forces. L’encyclopédie libre fait appel à l’intelligence collective de la communauté et s’assure ainsi d’une production efficace d’informations et d’un repérage rapide des erreurs qui y sont malencontreusement retrouvées. Je vous suggère cet article de Michel Dumais si vous voulez en apprendre davantage sur les Wikis.

En bref, le projet de la Framakey est admirable et saura enfin diffuser une information dans les régions qui peinent à se brancher sur le monde. L’important ici est ce premier pas vers l’accès à l’information. Viendra ensuite l’enseignement et l’approfondissement des compétences informationnelles et le rappel de toujours conserver son esprit critique, pour tous, peu importe les régions du monde, peu importe les sources consultées.


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Soyons critiques et responsables!

Par un bel après-midi, vous décidez de vous créer un compte, peu importe lequel, sur le Web, et bien sûr, une fenêtre vous demandant d’accepter les termes d’utilisation afin de poursuivre votre inscription apparaît à votre écran. Que faites-vous?

–          Vous refusez les termes, vous laissez donc tomber votre inscription.

–          Vous acceptez les termes après mûre réflexion et lecture approfondie.

–          Vous acceptez les termes après les avoir survolés plus ou moins rapidement.

–          Vous acceptez les termes dans la seconde, sans porter vraiment attention au texte cité.

Souvent, un utilisateur optera pour la quatrième option. On se dit qu’il s’agit plutôt d’une formalité, que les mêmes choses sont toujours écrites de toute façon et qu’après tout, on a besoin de ce compte et l’acceptation des termes est nécessaire pour le créer. Est-ce la bonne attitude? Oui, non, peut-être. En bout de ligne, chacun se retrouve responsable de son compte et procède comme il veut.

Qu’avez-vous fait lors de votre inscription à Facebook? Comme la majorité? Si oui, Étienne Froment a bien raison concernant le canular du copyright en 2012, qui s’est propagé comme une traînée de poudre : la majorité était inquiète; la minorité était morte de rire. Les membres du réseau étaient invités à copier et à coller un message sur leur mur, message visant à les protéger d’une exploitation commerciale de leurs données, thème pourtant abordé dans les termes d’acceptation que tous ont accepté lors de la création de leur compte Facebook.

Oui, la quasi-paranoïa a surpris et a démontré l’importance que les utilisateurs accordent à leurs informations personnelles. Cependant, il n’a suffi que de la visualisation du message sur le mur d’un ami, source de confiance, pour balayer du revers de la main l’évaluation de sa crédibilité. On ne pourra réitérer suffisamment le rôle primordial de l’esprit critique lors de telles situations, surtout lorsque celles-ci impliquent un sujet aussi sensible que les informations personnelles.

Soyons au courant des termes que nous acceptons et ne sautons pas à pieds joints dans le piège de ces canulars.


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Connaissez-vous la webométrie?

La lecture de la section 4.4.6 des notes du cours INF6107, Le capital de notoriété par l’hyperlien du Module 4, m’a encouragée à m’informer davantage au sujet de la webométrie, cette science dont l’appellation a émergé en 1997 et qui peut se définir de façon générale comme l’étude quantitative du Web à partir de concepts bibliométriques.

L’analyse des hyperliens a d’abord orienté la recherche dans le domaine selon deux grands thèmes, l’analyse de l’impact des hyperliens et l’analyse des réseaux d’hyperliens. Épousant l’évolution de Web, les champs d’intérêts en webométrie se sont élargis durant les 16 dernières années afin d’inclure des études longitudinales quantitatives de pages Web, des analyses de blogues et de bibliothèques numériques, etc.

Mentionnons qu’actuellement, la webométrie est très utilisée dans les contextes académiques et universitaires.

Cependant, certains se questionnent sur la stabilité de la discipline et sa solidité face à de nouveaux sujets de recherche. Évidemment, la webométrie doit composer avec plusieurs complications, mais Michael Martinez suggère des analyses contextuelles afin d’évaluer certaines portions du Web pour obtenir des résultats plus représentatifs. Il semble optimiste pour l’avenir de la discipline et je le suis également. Tant que le Web existera, la webométrie aura sa place.

Surveillez mon blogue pour un prochain billet sur les altmetrics, cette branche de la webométrie qui se concentre sur le Web social.