Web 2.0 – La boîte à billets

Une initiation personnelle au vaste monde des blogues dans le cadre du cours Le Web social


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L’éthique des hackers, un paradoxe?

Avant d’entreprendre la lecture du module 7 des notes du cours Le Web social, un hacker était à mes yeux un malfaisant cherchant à s’immiscer dans les comptes et systèmes informatiques. Je comprends que ma vision était celle de la majorité pour qui le terme hacker est péjoratif. Dans un cas pareil, il faudrait plutôt utiliser le terme cracker. Ainsi, qui sont donc les hackers?

Il est possible d’en avoir une meilleure idée grâce à leur éthique, un code qu’ils partagent depuis près de 30 ans. En bref, cette culture des hackers fait la promotion de l’accès illimité à la technologie et à l’information, des habiletés de chacun, de la décentralisation et d’un monde meilleur. Semblant d’abord obéir à la règle du « chacun pour soi », l’éthique des hackers inclut par extension une notion de partage d’information au sein de cette communauté. Dans cette optique, nous ne sommes absolument pas en présence d’un paradoxe.

L’expression qui me vient en tête lorsque je songe à ce code d’éthique est « sans limites ». Il s’agit de se voir offrir tous les moyens et les connaissances nécessaires pour alimenter un travail intellectuel qui mène à la compréhension et à la manipulation d’outils, de machines, de phénomènes, etc. Tel n’est pas la réalité de la culture dominante où les aspirations de tous et chacun sont souvent freinées par les différentes situations économiques connues à l’échelle internationale. Il faut également penser à la culture compétitive de beaucoup de milieux et les lois qui régissent l’accès à l’information.

La culture dominante devrait-elle donc s’inspirer de celle des hackers? En fait, c’est déjà le cas, par exemple, avec la vague déferlante de l’open access. Si de tels changements mènent à des solutions viables, pourquoi pas?

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