Web 2.0 – La boîte à billets

Une initiation personnelle au vaste monde des blogues dans le cadre du cours Le Web social


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La théorie cognitive de l’expertise

La théorie cognitive de l’expertise (section 7,3 des notes du cours Le Web social) met en relief le rôle que joue l’expérience dans la « naissance » des experts. On considère que dix ans ou dix milles heures consacrés à l’apprentissage d’une spécialité sont nécessaires pour former un expert. Afin de concrétiser cette règle, prenons, par exemple, le tennis, un des sports de raquette les plus populaires.

Ce qui distinguera un futur expert est le temps consacré à la maîtrise du sport. Il commencera d’abord par un apprentissage théorique avant de mettre en pratique ses acquis sur le terrain. Il tâchera de maîtriser les techniques et s’auto-évaluera au fur et à mesure afin de corriger ce qui doit l’être. Il passera éventuellement aux interactions avec les autres joueurs, qu’ils soient des adversaires ou des coéquipiers. Il pourra analyser leurs techniques, comprendre leurs mouvements et leurs pensées pour mieux les anticiper. Tout au long de ce processus, qui n’est d’ailleurs pas nécessairement linéaire, le joueur s’entraîne plusieurs heures par semaine, est accompagné d’un entraîneur qui encourage sa rigueur et qui lui fournit conseils et commentaires. Le tennis devient son occupation principale et il prend part à des compétitions officielles. Assurément, le joueur se qualifiera comme expert après des années de labeur.

Un joueur amateur peut commencer l’apprentissage du sport de raquette par curiosité ou bien par désir de bouger. Ici, il n’est guère différent d’un futur expert. Il s’agit plutôt de l’intensité de la suite qui fait la différence. Souvent, il apprendra le sport par lui-même dans ses temps libres avec des amis. Il jouera de façon régulière, mais moins que plusieurs heures par semaine. S’il participe à des compétitions, celles-ci seront amicales ou informelles.  Au fil des années, l’amateur s’améliorera et pourra, ou non, éprouver le désir d’approfondir certaines techniques ou de jouer avec des collègues plus expérimentés. Peut-il devenir expert? S’il le souhaite, absolument, car l’amateur et l’expert s’inscrivent dans une continuité. Cependant, au départ, sa pratique du sport était effectuée pour lui-même, pour ses compétences et habiletés personnelles, en guise de loisir.

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L’éthique des hackers, un paradoxe?

Avant d’entreprendre la lecture du module 7 des notes du cours Le Web social, un hacker était à mes yeux un malfaisant cherchant à s’immiscer dans les comptes et systèmes informatiques. Je comprends que ma vision était celle de la majorité pour qui le terme hacker est péjoratif. Dans un cas pareil, il faudrait plutôt utiliser le terme cracker. Ainsi, qui sont donc les hackers?

Il est possible d’en avoir une meilleure idée grâce à leur éthique, un code qu’ils partagent depuis près de 30 ans. En bref, cette culture des hackers fait la promotion de l’accès illimité à la technologie et à l’information, des habiletés de chacun, de la décentralisation et d’un monde meilleur. Semblant d’abord obéir à la règle du « chacun pour soi », l’éthique des hackers inclut par extension une notion de partage d’information au sein de cette communauté. Dans cette optique, nous ne sommes absolument pas en présence d’un paradoxe.

L’expression qui me vient en tête lorsque je songe à ce code d’éthique est « sans limites ». Il s’agit de se voir offrir tous les moyens et les connaissances nécessaires pour alimenter un travail intellectuel qui mène à la compréhension et à la manipulation d’outils, de machines, de phénomènes, etc. Tel n’est pas la réalité de la culture dominante où les aspirations de tous et chacun sont souvent freinées par les différentes situations économiques connues à l’échelle internationale. Il faut également penser à la culture compétitive de beaucoup de milieux et les lois qui régissent l’accès à l’information.

La culture dominante devrait-elle donc s’inspirer de celle des hackers? En fait, c’est déjà le cas, par exemple, avec la vague déferlante de l’open access. Si de tels changements mènent à des solutions viables, pourquoi pas?